Découvrez le Dorkbot à Paris !

Le Dorkbot, c'est le rendez-vous des artistes bidouilleurs qui "font des choses étranges avec de l'électricité". Apprenez-en plus sur cet évènement avec Julien Dorra, l'un des organisateurs parisiens.
Article par : Quentin Bruet-Ferréol


Après deux sessions “bidouille” à la Cantine, Dorkbot revient again again le 24 novembre pour nous en mettre plein les mirettes. Pour les inscriptions, c’est par ici (ouvert à tous, of course), et pour en savoir plus sur cet étrange évènement, nous avons rencontré Julien Dorra, l’un des organisateurs :

Bonjour Julien Dorra, qu’est-ce que le Dorkbot ?

Dorkbot, ce sont des rencontres avec «des gens qui font des choses étranges avec l’électricité». Ce qui veut dire le hardware, le software, et tout ce qui se passe entre les deux ! Il y a des Dorkbot à New-York (le tout premier, lancé par Douglas Repetto il y a 10 ans), à Bruxelles, à Londres, Sydney
L’objectif est de favoriser les rencontres et les collaborations dans chaque ville, mais de fait, cela créé aussi un réseau mondial. Quand on voyage dans une ville qui a un Dorkbot, on passe dire coucou aux Dorkboters locaux. Et à l’inverse, Dorkbot Paris à invité des Dorkboters à venir faire des présentations et des ateliers à Paris.

Comment ça se passe ?

Trois présentations de 20 minutes, un format très horizontal, où on converse avec celui qui présente. Il y a souvent un moment de démo, y compris en live comme lors des derniers Dorkbot à la Cantine. Et en plus, si quelqu’un vient au Dorkbot et a envie de partager avec les autres un évènement, un projet, une publication, il aura toujours l’occasion de le faire, on lui réserva quelques minutes. C’est l’esprit OpenDork. Comme tu le vois, ce ne sont pas des conférences !On y présente le plus souvent des projets en cours, avec l’idée que la personne qui présente récupère des retours, des idées, des questions, des propositions qui sont une sorte de “revue par les pairs“. Il faut noter que l’équipe d’organisation ne fait aucun commissariat. Du moment que c’est un projet “étrange avec l’électricité“, il a sa place au Dorkbot et on lui trouve un slot. Bien sur, on propose à des personnes de venir car on est curieux de leur travail, mais on n’a jamais eu besoin de dire non… Ah, si, on a dit non à une personne qui faisait de l’aquarelle !! :-)

Est-ce réservé aux bidouilleurs ?

Non, ce n’est réservé à personne. On ne distingue pas hackers, chercheurs, artistes, curieux ou bidouilleurs amateurs. Notre culture, c’est la réappropriation des technologies, le do-it-yourself, le joyeux amateur qui démonte et essaye pour voir. Cette réappropriation ne doit être réservé à personne, par définition, et on cherche à être radicalement inclusif.

Quelle est ton implication sur le Dorkbot Paris et pourquoi faire ça à la Cantine ?

Je suis un des co-organisateurs, avec Emmanuel Ferrand, Joëlle Bitton et Anne Laforêt. On se réparti les taches : par exemple j’ai monté la résidence à la Cantine, Emmanuel est en train d’en monter une autre avec un autre lieu parisien. Historiquement, Dorkbot Paris a eu lieu dans de très nombreux endroits : le Palais de Tokyo, la Générale Paris Est, le Cube, la Pèche, Ars Longa, les Métallos, Mains d’Œuvres, et bien d’autres que j’oublie surement. Et même à la Cantine, deux fois en 2009, de mémoire.
On a eu envie de se poser un peu, pour se recentrer sur notre communauté, sa dynamisation, créer des habitudes. Les équipes de la Cantine avait imaginé depuis longtemps faire venir de manière plus continue les communautés que Dorkbot rassemble. Et, full disclosure, je suis très proche de Silicon Sentier, qui a été partenaire des deux ArtGame weekend, qui m’a confié la mission de monter le programme de mentoring du Camping… Il y avait donc un vrai désir commun de… se mélanger.  Grâce à ce désir, ça s’est décidé très vite : un rendez-vous, 15 minutes pour formaliser un programme de résidence qui ait du sens, une validation immédiate… C’est pour ça que j’aime Silicon Sentier, je m’en cache pas !

Les dorkbotters sont-ils les artistes du XXI° siècle ?

Dorkbot ne se pose pas la question de l’art, en tout cas pas à Paris, pas à Boston et pas à New York si mes renseignements sont bons. Beaucoup d’artistes sont venus présenter à Dorkbot, certains font même partis des circuits commerciaux traditionnels. D’autres sont au contraire à la marge, avec des étiquettes incertaines. D’autres personnes encore qui viennent présenter ne sont pas du tout dans la case artiste, ce sont des bidouilleurs qui montent des bobines de tesla, des codeurs, des créateurs de dispositifs techniques, des chercheurs…

Nous avons par exemple Julie Wagner le 24 novembre, et elle n’est pas artiste, mais chercheuse en interaction. À titre purement personnel, l’artiste du XXIème siècle, c’est la fin de la vision romantique de l’art. Des artistes qui savent attirer à eux d’autres artistes, remixer et tisser des réseaux. L’art avant l’artiste, donc !

Pour vous inscrire, c’est par ici

A lire également sur Silicon Maniacs :

- Dorkbotters #1 : Live Coding, homme-machine et Nirvana

- Dorkbotters #2 : “90% de ce qui se fait aujourd’hui a déjà été fait dans les années 70 !”

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