Traduction de l’article en anglais ci-dessous/ Translated in english above
L’échec n’est pas un gros mot
Le rapport à l’échec a beaucoup évolué au cours des ces dernières années dans le monde des startups. Cass Phillips, qui a lancé Failcon à San Francisco en 2009, y est pour beaucoup. Grâce à cette conférence, la parole des entrepreneurs à été libérée à propos de leurs échecs et ils ont pu apprendre des erreurs des autres. Si bien entendu, l’échec n’est pas une fin en soi, reconnaitre ses erreurs et être capable d’en tirer des leçons est indéniablement une force. C’est dans cet état d’esprit que Failcon devient international avec une première date à Paris.
Après avoir organisé un premier Failcon non-officiel en janvier, Roxanne Varza était la première à admettre que les entrepreneurs français ne sont pas les plus prompts à parler de leurs échecs. Je me souviens d’une discussion avec un entrepreneur sur la possibilité qu’il rejoigne un nouveau projet, il m’a répondu : “je me joindrai au projet uniquement si je suis certain de son succès”. Néanmoins, de nombreux volontaires étaient là pour parler de leurs échecs, de façon ouverte et constructive.
Une journée sous le signe de la réussite malgré l’échec
Les interventions du Failcon étaient parfaitement orchestrées. Chaque intervenant a été choisi pour débattre d’erreurs commises à différents stades de la création d’une startup. Il y a avait de bons orateurs, de bonnes questions et je vais revenir sur ceux qui m’ont le plus interpellé.
C’est après un questionnement des liens entre l’échec et l’agilité que l’entrepreneur portugais Ricardo Sousa a conquis l’attention du public avec “ Les difficultés de monter une équipe lorsque vous n’avez pas d’argent”. Ricardo Sousa a captivé l’audience en racontant les erreurs qu’il a commis lorsqu’il tentait pour la première fois de monter une équipe : le manque de co-fondateurs, le choix d’amis proches comme employés, ou encore la difficulté de trouver des personnes à embaucher. Ricardo a rappelé qu’il faut que “les gens soient passionnés à propos de quelque chose pour qu’ils utilisent leur temps libre à coder pour vous”. “Vous savez ce que j’aime chez les Doers ? il font des choses !” a dit Ricardo lorsqu’il parlait d’embaucher des personnes qui ont des projets personnels, des passions, et de la motivation. Ricardo n’a que 19 ans, mais déjà, il a de vrais conseils à donner aux entrepreneurs.
Durant la journée, divers sujets furent abordés, chacun en rapport avec un stade spécifique d’échec correspondant à une étape de la vie d’une startup, au commencement ou à un état avancé, gros ou petits. Le PDG de Avanquest, Bruno Vanryb s’est essayé à l’analyse de l’échec. Il a expliqué de quelle façon Avanquest a perdu 1 million en 1999 avec ce qui devait être un réseau social familial. Le thème de son intervention était “5 mythes de l’entrepreneur” déclarant que l’un d’entre eux résidait dans l’idée qu’il serait nécessaire de faire des études supérieures pour connaître le succès. Il a mentionné toutes les stars du web : Gates, Zuckerberg, Wozniak… ainsi que trois entrepreneurs français (nous apprenions ensuite que ces entrepreneurs venaient de très anciennes familles françaises). Robin Chase, co-fondatrice et ancienne PDG de Zipcar semblait piquée par cette vision et a souligné qu’elle s’était “bêtement” engagée dans de longues études , suggérant que s’il y ‘avait des exceptions dans l’assemblée, les statistiques montrent qu’il y a une vraie corrélation entre le niveau d’études et le succès.
Le coup de coeur pour Sarah
La journée avançant, l’événement est devenu de plus en plus participatif alors que les participants semblaient, quand à eux, moins à l’aise. Tandis qu’un duo d’avocats tentaient de captiver l’audience durant trente minutes en présentant les mesures à prendre pour affronter la faillite en France, c’est l’attention du public qui commençait à défaillir. L’augmentation des blagues sur la timeline twitter #failcon à cet instant en est la preuve.
L’intervention de Sarah Prevette, fondatrice de Spouter, est mon moment coup de coeur de la journée. À l’aide de slides faits à la main, Sarah est d’abord revenue sur les idées fausses qui ont guidées le développement de leur produit. Finalement elle a expliqué comment sa peur de faire payer ses utilisateurs l’a conduite à faire perdre beaucoup d’argent à son entreprise. C’est avec passion qu’elle a parlé des deux dernières années de sa vie et semblait au bord des larmes lorsqu’elle avouait tous ses échecs. À la demande du public elle est ensuite revenue sur les dernières semaines de Sprouter, du moment où elle a annoncée la fermeture du site à celui où elle s’est faite approchée pour un possible rachat. Elle a expliqué ne pas pouvoir donner plus de détails, mais que des annonces seraient faites la semaine suivante pour mettre la lumière sur deux mois d’ambiguïté et de silence.
De l’agilité à la dépendance aux plate-formes, de la construction d’une équipe à la monétisation d’un service, Failcon fut riche en leçons.
ENGLISH VERSION
Thursday, September 22nd, the first official FailCon France was held at Microsoft France.
The culture of failure has changed a lot in the startup world over the past few years, and a lot of credit must go to Cass Phillipps, who started FailCon in San Francisco in 2009. With this conference, Entrepreneurs began talking about their failures, and Entrepreneurs began learning from others’ mistakes. While it is undeniable that to fail should be avoided, there is something to be said about recognizing your mistakes and learning from them. And with that in mind, FailCon has begun expanding, with its first international stop being in Paris, France.
Having hosted an unofficial FailCon back in January, Roxanne Varza was the first to admit that French entrepreneurs are not the best at talking about their failures. I recall speaking with a prominent French entrepreneur about the possibility of getting into a new project, and his response was “I will only jump into the project if I know it will succeed.” Nonetheless, there was no lack of volunteers to speak about their failures and struggles openly and with pride.
I failed and i’m proud of it
The FailCon speaker organization was well placed, as speakers were chosen to discuss failures at different stages of a startups lifespan. There were many great speakers, questions, and moment, and I thought I’d touch on a few of my favorites.
After a morning talk on Failure and Agiliy, Portuguese entrepreneur Ricardo Sousa livened up the room’s attention with “Tales of Building a Team as a teen when you have no f*cking money.” Sousa captured the attention as he talked about his mistakes made in his first attempt to gather a team: lacking co-founders, choosing close friends as employees, and not screening employees, among others. Ricardo reminded entrepreneurs that “people have to be passionate about something to spend their free time writing code for [you].” “You know what I like about Do-ers? They Do stuff!” said Ricardo talking about hiring people who have side projects, passion, and motivation. While Ricardo is only 19, he had a lot of great advice to offer prospective entrepreneurs
As the day went on, speakers spoke about various stages of Startup failures, early and late, big and small. Avanquest CEO Bruno Vanryb feigned a knowledge of failure has he discussed how, in 1999, Avanquest lost $1 Million on a product designed to be a social network for families. Bruno’s theme for his talk was ‘five entrepreneurial myths,’ and he claimed one of those myths was that you needed to go to university in order to be successful. He pointed out the all-stars – Gates. Zuckerberg, Wozniak, etc. – and even had three whole entrepreneurs in France ( I was told later that those three entrepreneurs come from very old families in France). Robin Chase,co- founder and former CEO of ZIpCar, seemed to take offense to this notion, and pointed out that she was “preposterously well-educated,” perhaps suggesting that while there are always outliers in the group, statistics still hold true that more education means more success.
When Sarah made my day
As the day went on, the crowd became more interactive, while the speakers seemed to dip a little bit. A poorly chosen pair of lawyers took the stage for 30 minutes, lecturing on bankruptcy policy in France, while audience members took to cracking jokes on twitter.
My personal highlight was watching Sprouter CEO Sarah Prevette take the stage. With hand-drawn slides, Sarah recapped Sprouter’s initial misconceptions about developing their product, and ultimately, how Sarah’s fear of trying to validate her service by charging users led her to run her company out of money. Sarah spoke with passion about the last two years of her life, as any entrepreneur should, and seemed constantly on the verge of tearing up as she admittedly openly to all her failures past and present. By audience demand, she recapped Sprouter’s last few weeks, from the point where she announced the closing of the site, to their being approached for acquisition – currently, Sarah’s unable to speak on the matter, but she seemed hopeful that next week she would be able to to announce the conclusion of the last two months’ ambiguity and silence.
From Agility to platform dependency, from building a team to monetizing a service, the failcon speakers and audience members shared valuable lessons, most of all is: talk about your failures -micro and macro – so that you can learn from them.
--------------------------------------------|
|


