Vous ne connaissez pas la Chambre à Air ? Pour en savoir plus, cliquez ici. Pour écouter les émissions de la semaine dernière, c’est par ici aussi.
Tout au long du mois de juillet, durant 4 semaines, La Chambre A Air va reconstruire, dans les rues de Paris, avec ses invités, musiciens, artistes, et ses participants, un monde dans lequel le système financier vient de s’écrouler. En 4 actes ( 4 semaines du 5 au 28 juillet ) , chaque participant jouera son rôle dans ce scénario post crash pour apporter ses idées, ses solutions et sa créativité…et ainsi défier la crise économique que nous sommes en train de vivre ! Suivez avec Silicon Maniacs, en son, en texte et en images, l’évolution, scène par scène (jour par jour ), de ce documentaire itinérant, rediffusé en direct sur le web ici. Vous pouvez aussi suivre le hastag #LC3A et nous rejoindre sur place pour participer si vous êtes sur Paris!
Acte I, scène 3, Samedi 7 juillet : Si l”argent n’existe plus, comment en réinventer ? Pour palier la faillite du système financier, La Chambre à Air s’est intéressée aux systèmes de marchés parallèles.
“On associe toujours le marché au capitalisme, alors que pas du tout. Le marché est simplement le lieu de rencontre entre ceux qui offrent quelque chose et ceux qui ont des besoins”, explique l’historien Fabrice Grenard, auteur de La France du Marché Noir. La notion de place de marché existait bien avant le capitalisme, y compris dans des sociétés qui ne connaissaient pas la monnaie. D’ailleurs, les formes de marchés alternatifs ne sont jamais bien loin : “lorsque les gens n’ont plus confiance dans la monnaie, il renouent avec des formes d’échange plus traditionnel (…) À chaque fois que l’État a tenté de mettre en place des économies dirigées, se sont développés des formes de marchés parallèles (…) C’est-à-dire que l’ offre et la demande se rencontrent dans des lieux clandestins régit par des règles totalement différentes de celle fixées par l’État.”
Dans un monde qui vient de vivre une banqueroute et dans un système financier qui perd la confiance des citoyens, pourrait-on réinventer un marché parallèle, régit par des règles plus sociales et solidaires ? Anne-Cécile Ragot préfère le terme de “marché blanc”, à celui de marché noir. Co-fondatrice du projet Taoa, elle milite pour le développement de monnaies sociales. “Le but est de rompre le monopole de l’argent. Aujourd’hui, le système capitalistes est basé sur un système de monnaie conventionnel (euros, dollars, etc.). Il y a des monnaies alternatives qui peuvent être co-créées par les citoyens et dont l’objectif est de leur permettre de se ré-approprier la création monétaire.“
Ecoutez le micro-trottoir de la scène 3 :
#LC3A : La Chambre à Air Augmentée Acte 1 Jour 3 by Silicon Maniacs
Retrouvez l’intégralité de l’émission dans la vidéo ci-dessous.
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