L’auteur des Utopies Posthumaines avait intitulé son intervention “Biohacking, brain hacking, life-hacking, eco-hacking” et, faisant fi de tous supports de présentation, il s’est interrogé sur la figure du hacker : comment est-elle sorti du monde de l’informatique jusqu’à envahir tous les sujets : la biologie, la vie, le cerveau, la religion… Pourquoi le hacker peut-il représenter l’individu contemporain ?
Pourquoi est-ce un changement de paradigme ? Dans la convergence NBIC (Nanotechnologies, biologie, informatique, sciences cognitives), tout repose sur la notion de code. Le hacker arrive dans un monde où tout est code, et celui qui maîtrise le code, maîtrise le monde. Avec l’individualisme du hacker et le DIY (Do it Yourself), il ne s’agit plus de favoriser des organisations hiérarchique et pyramidale, mais de maîtriser le système par lui-même. Ensuite, il y a l’idée d’une organisation horizontale : le libre. Et ce hacker, enfin, a la passion du désordre. Il privilégie le chaos. Une intervention à écouter absolument !
Malicieux, Rémi Sussan termine son intervention en parlant de “universe-hacking” : Nick Bostrom, fondateur de H+, ne se demande-t-il pas déjà dans un monde créé par un hacker ?
Découvrir la vidéo :
Une conférence organisée par le Paradigm Shift, avec le soutien de l’Association Française Transhumaniste: Technoprog, Techorizon.fr et de la Cantine. La suite des vidéos cette semaine sur Silicon Maniacs.
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