Webrieté, loliciel, fabriquante

Suivez les cours du Dico du futur qui - invente - et nous apprend 3 nouveaux mots chaque semaine.
Article par : Anne-Caroline Paucot


Connaissez-vous le Dico du futur ? Toutes les semaines sur Silicon Maniacs, découvrez 3 mots inventés pour désigner l’innovation et les nouvelles pratiques du web. Quand Audiard rencontre Steve Jobs, ça donne le Dico du futur par Anne-Caroline Paucot et tous les participants de ses ateliers.

WEBRIETÉ

 Etat d’une personne qui a abusé de contenus numériques.

La webriété est une ivresse provoquée par l’abus de surf sur le Net. Cette sensation est proportionnel au nombre de kms parcourus par la souris lors d’un surf intensif.

L’état de webriété comprend deux phases :

  • L’euphorie de la découverte : l’accès immédiat à de nombreuses informations ou possibilité créent une excitation qui se traduit par une série de clics.
  • L’effondrement : le nombre des possibles crée ensuite un découragement qui se traduit par un abattement soudain suivi d’un long état d’hébétude.

La webriété étant de plus en plus fréquente et en particulier chez les seniors, le ministère de la santé recommande ne pas dépasser 6 heures de Web par jour

LOLICIEL

Application jetable destiné à un amusement éphémère.

Un loliciel ou lolsoft est ce qu’on nomme « un truc de ouf » ou un logiciel permettant de mettre en action les zygomatiques du primate moyen. L’objectif de l’application est d’épater les copains et lui provoquer un rire bien gras.

Le loliciel est une application jetable. On la découvre, la montre à ses proches et on se moque du retard à l’allumage de ceux qui le découvrent après vous.

Si les loliciels ont toujours existé, ils sont devenus particulièrement nombreux avec l’explosion de l’Iphone. Elles permettent à l’humanité de s’appuyer sur la technologie pour effectuer une savante régression.

On peut ranger les loliciels dans plusieurs catégories :

  • BL (Bien lourds) : Après le succès des moult version des boîtes à meuh et à pets, les créatifs ont eu des envolées imaginaires en nous proposant la diffusion de rots, crachements, vomissements, rugissements amoureux, vidages intestinaux… Les BL font le bonheur du geek tendance cerveau comprimé.
  • NAG (nul agaçant et lourd) : l’imagination débridée des développeurs a permis de disposer de ronflements, reniflements, clapotis de la goutte d’eau et autre bruits qui permettent d’agacer.
  • VF (Virtuel food)… On vide un verre de bière virtuel, on mange un hamburger de bit et octets.. Et on se nourrit de l’admiration des potes pour votre talent de dénicheur de perles.
  • RR (répétition qui doit faire rire) : Une phrase, un rire, un gloussement, une blague est diffusée à intervalles réguliers. A la quatorzième diffusion, tout le monde doit rouler sur la table. Pour augmenter le rire, RR sont souvent diffusés sur l’objet mobile du copain qui bien entendu n’est pas au courant.
  • PM (Plus moche) : Yeux de mouches, bouches de requins… L’objet améliore votre facies ou corrige celui du copain.
  • PT (Plus technologique) : Les développeurs ont par exemple planché des nuits pour que l’objet mobile soit relié à la télé lors de la diffusion des matchs de foot. Quand un but est marqué, il y a déclenchement de tonnerre de hurlements et le versement d’une bière (voire la catégorie FF)

Certains loliciel sont aussi catalogués de nuliciel, car ils n’amusent pas et ne servent vraiment à rien. On a par exemple le Frilight, un logiciel qui permet de voir si la lumière du frigo est éteinte quand la porte est fermée. Le Treissant qui permet de compter le nombre de voyageurs présents dans un wagon de la ligne 13 à une heure de pointe.

Exemple :

Quelques vidéos pour que vous puissiez calculer votre degré de résistance à la « lolsofterie » galopante. Mais, sachez qu’un abus de connerie nuit gravement à la santé mentale.

On se rassure Apple vérifie l’intelligence des applications (et oui). Le site Gizmodo propose 144 applis qui ont été ou seraient refusés par la grande pomme. Et c’est là où l’on comprend que sept jours pour faire un monde, ’est vraiment pas assez. Au pays de ces merveilles.

FABRIQUANTE

Imprimante personnelle qui sert à la fabrication de petits objets.
Première décennie du siècle, les imprimantes entament leur révolution en proposant l’impression en 3D qui permet de créer des objets en relief.

Rapidement le prix des fabriquantes tombe et la création d’objets en reliefs se développent. Les internautes téléchargent des modèles, les personnalisent et lancent l’impression.

Les fabriquantes connaissent rapidement plusieurs évolutions :

  • Elles intègrent la fabrication de mini robots qui vont assembler les différents éléments d’un objet. On peut ainsi fabriquer des objets composés de différentes matières et de grandes tailles.
  • On choisit comme précédemment un modèle sur Internet et la fabriquante imprime tant une série de pièces que des robots d’assemblage. Ces derniers effectuent le montage sous vos yeux. Dans certains cas, ces robots s’auto-fabriquent avant de faire de faire leur travail.
  • Le vrai changement arrive avec la diffusion des nano imprimantes moléculaires qui permettent de recycler une vieille basket en gecko (une chaussure pour marcher sur le plafond) ou une assiette en appareil photo dernier cri de la rugissante technologie.
  • On commence alors à produire des objets éphémères. Quand ils sont utilisés, il suffit de les jeter dans la fabriquante qui les réutilise pour en fabriquer d’autres.
Source : Ledicodufutur

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