Comme vous le savez, l’Apocalypse est pour 2012. Si ce n’est pas les Mayas, ce sera l’écologie, si ce n’est pas l’écologie, ce sera la crise mondiale et si ce n’est pas la crise mondiale, ce sera peut-être le pénultième come-back de Johnny ? Mais pour les transhumanistes, les risques sont avant tout d’ordre technologiques : ces machines qui nous font rêver ne pourrait-elle pas se rebeller et écraser l’être humain telle une simple mouche ?
Le dimanche 22 janvier à la Cantine, de 9H30 à 20H30, venez faire vos prédictions apocalyptiques sur notre avenir lors d’une session de conférences et de débat organisée par l’Association Française Transhumaniste: Technoprog! en partenariat avec Silicon Maniacs. Cliquez-ici pour vous inscrire dès maintenant sur la page de la Cantine pour venir débattre avec les transhumanistes de l’AFT. Marc Roux, président de l’AFT, nous présente l’évènement.
Futurs transhumanistes : Paradis ou enfer ?
L’AFT:Technoprog propose pour le 22 de ce mois de janvier, en partenariat avec Silicon Maniacs, une journée de réflexion et de confrontation aux questions les plus aiguës que pose le Transhumanisme lui-même sur les risques existentiels que pourrait provoquer le développement technologique de l’humanité. Mais qu’est-ce qu’un risque existentiel ? C’est la possibilité d’une disparition totale de l’humanité…
Sur quels risques majeurs pourrait déboucher l’émergence d’une Intelligence Artificielle “forte” ? Quelle menace d’ensemble fait peser le dévelopement des nanotechnologies ? L’allongement considérable de notre durée de vie serait-elle à terme catastrophique pour l’humanité ? La meilleure compréhension du fonctionnement de notre cerveau débouchera-t-elle sur un contrôle de la pensée individuelle ? Quid du génie génétique et des biotechnologies en général ? Ne remettent-elle pas en question la condition humaine elle-même ? Et les équilibres économiques, politiques et sociaux, ne seraient-ils pas dramatiquement bouleversés. Enfin, quelles idées émettent les Transhumanistes face à ces évolutions possibles ?
C’est à toutes ces questions que nous essaierons d’apporter des éléments de réponse à travers cette initiative : “Futurs Transumanistes : enfer ou paradis, paradis ou enfer ?”
Sur ce sujet, vous pourrez entendre quelques uns des plus éminents chercheurs engagés dans ce travail de prospective, comme Hugo de Garis ou Anders Sandberg. Du fait même de leur vision transhumaniste, ils anticipent des problèmes et mêmes des risques majeurs qui ne nous sont pas facilement apparents.
Rendez-vous le 22 janvier et n’oubliez pas de vous inscrire gratuitement sur la page de l’évènement sur le site de la Cantine.
Le Transhumanisme, qu’est-ce que c’est ?
Depuis maintenant 4 mois, Silicon Maniacs a lancé une chronique bimensuelle sur ce mouvement de pensée encore relativement nouveau en France : le Transhumanisme. Mais son originalité est surtout d’avoir ouvert ses colonnes non pas à d’ixièmes commentateurs mais à des personnes se réclamant du Transhumanisme eux-mêmes, principalement les membres de l’AFT Technoprog!
Les Transhumanistes, comme on les appelle, sont régulièrement critiqués dans les médias les plus répandus, non plus parce que la plupart des hypothèses qu’ils avancent seraient utopiques mais parce que, tel Prométhée, ils proposeraient à l’humanité de jouer avec le feu, ou encore de “jouer à dieu”. En utilisant les technologies nouvelles en convergence comme les nanotechnologies, le génie génétique, la bionique, la robotique, l’informatique, l’intelligence artificielle, les sciences cognitives, etc, pour intervenir sur le devenir de l’humain, ils voudraient ouvrir une nouvelle boîte de Pandore débordant de maux encore inconnus.
Issu de la Californie libertarienne des années 1970, le Transhumanisme, à ses origines, a sans doute été marqué par une nette tendance néolibérale d’une part et scientiste d’autre part. L’une de ses premières revendications a été – et demeure – la liberté absolu pour les individus de disposer de leur corps. La limite marquée par la nécessaire absence de nuissance à autrui n’était pas particulièrement mise en avant. De même, l’important semblait surtout être que chacun puisse être libre d’accéder à l’usage des technologies, sans forcément se soucier des disparités économiques de la société. Enfin, même si c’est sans doute une vision un peu caricaturale, le premier mouvement était forcément plein de ce sentiment encore fort outre Atlantique que, quoi qu’il advienne, “science will solve the problem”.
Mais, heureusement, le mouvement et la pensée transhumaniste ont évolué. C’est même des États-Unis qu’est venue une interprétation qui cherche à mettre au centre du débat le respect d’autrui, la nécessité d’une lutte pour un accès universel aux technologies d’augmentation et la préoccupation pour une anticipation et une prévention des nombreux risques potentiels, risques éventuellement globaux et “existentiels” qui seraient inhérents à une évolution de type transhumaniste. Cette tendance, au sein du mouvement transhumaniste, c’est celle qui s’est d’abord nommée “Transhumanisme démocratique”, à l’initiative de James Hughes (auteur de l’ouvrage Citizen Cyborg), puis “Technoprogressisme”, et c’est bien entendu celle dont se réclame aujourd’hui l’Association Française Transhumaniste : Technoprog!
Programme prévisionnel :
- 9h30 Accueil
- 10h : Intro : Didier Coeurnelle
- 11h : Hugo de Garis (Artelect)
- 12 : Marina Maestrutti (risques nanos)
- 13h : Pause repas
- 15h : Anders Sandberg (bioethics)
- 16h : Dan-Phil de Sudres (dérives neuroscientifiques)
- 17h : Stefan Sorgner (moral enhancement)
Pause
- 18h : Marc Roux (risques sociaux)
- 19h : Table ronde
- 20h : Conclusions
- 20h30 FIN
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